Nabeul, en vert et en jaune
Nabeul est un centre artisanal de premier plan. Aujourd’hui, les échoppes de poterie sont encore à touche-touche dans la principale rue commerçante de la ville. Mais les productions récentes d’origines variées destinées aux touristes ont occulté une céramique décorée originale : le motif de poisson dessiné sur un fond bicolore jaune et vert est encore l’un des symboles de la Tunisie. Pour la première fois, les auteurs de cet ouvrage analysent et décrivent la vraie poterie de Nabeul, celle qu’on trouve aujourd’hui dans les vitrines des musées et qui, hier encore, était la plus vendue sur tous les souks du pays pour accompagner la vie traditionnelle des campagnes. Cette collection, initiée par le musée de la Poterie méditerranéenne de Saint-Quentin-la-Poterie, présente des catalogues d’expositions tournantes en France.
Auteur Arnaud Maurières, photographies Claude Philippe – Parution 2002
Façonnage Broché - Collection Terres de Méditerranée
Prix 13 € - Nombre de pages 112 pages - Format 14,5 x
Nabeul-lieux Nabeul-liens est le second ouvrage que nous dédions à Nabeul. Le premier, De Néapolis à Nabeul, qui paraissait en 2000, était fort en couleurs et instruisait un texte sur l’histoire de Nabeul et son art de vivre. Aujourd’hui, c’est un autre visage de notre ville que nous imprimons, photographié en noir et blanc et accompagné de mots d’amour.
Ce second livre nous le devons d’abord à une rencontre : celle des membres de l’Association avec la photographe Fabienne Barre.
Au cours de deux séjours, à la saison des pluies, elle photographie librement Nabeul en choisissant ses scènes à travers son prisme, en l’ancrant dans un travail personnel de recherche, d’identification et de réflexion sur la photographie. Une série de photographies noir et blanc sera ainsi réalisée et présentée dans le cadre d’une première exposition qui eut lieu à Sidi Sliméne l’été 2001. Dans ce livre, le critique d’art Gilbert Beaugé qui suit depuis plusieurs années le travail de cette artiste nous éclaire sur sa démarche artistique et nous en révèle quelques facettes.
La rencontre de Fabienne Barre avec Nabeul telle qu’elle a voulu la restituer, n’aurait su être complète si devant ses photos, les Nabeuliens n’eussent ressenti le besoin impérieux de prendre la parole. Ahmed Bouamoud, Béchir Garbouj et Imed Boughzala se saisirent à leur tour des MOTS pour enrichir la mémoire de leur ville. Leurs écrits sont des témoignages intimes où ils évoquent “le musée de leur mémoire”.
Fabienne Barre nous avait proposé comme titre de l’ouvrage Nabeul, le regard et le temps, nous lui avons préféré Nabeul-lieux Nabeul-liens, emprunté à l’intitulé du texte de Ahmed Bouamoud. Faut-il y voir un ouvrage à deux temps ? Premier temps : le travail personnel de la photographe, déclencheur dans un deuxième temps de l’évocation des souvenirs des écrivains ? Non, car, pour nous, la réussite de cette expérience est que ce livre fait bien un tout ; il est l’espace de rencontres entre la sensibilité des différents acteurs. Tout en préservant le regard de Fabienne Barre qui appartient désormais au patrimoine de Nabeul.
Nous sommes heureux de dédier ce livre-regard aux Nabeul-lieux, aux Nabeul... iens et Nabeuliennes.
Les co-éditeurs
Association de Sauvegarde de la Ville de Nabeul
Alif - Les Editions de la Méditerranée
Rouge Harissa
Prix du Meilleur Livre d’humour juif
Productrice, (cliquer sur le lien) auteur, réalisatrice, Sonia Medina travaille depuis de nombreuses années sur le thème de l’identité.
Quatrième de couverture :
Vous savez ce que c’est qu’une famille juive tunisienne ?
Une famille gorgée d’harissa, étouffant sous les gâteaux au miel, assourdie par les « youyous », caressante jusqu’à vous faire suffoquer et connaissant mieux que vous vos désirs.
Exilée, exportée, importée et totalement perdue dans un Paris sans soleil, sans plage, sans thé aux pignons et sans jasmin. Ma famille a dressé des écrans de fumée d’une blancheur opaque et aveuglante, me faisant grandir dans un pays qui n’existe pas.
Comment vivre, comment être moi-même avec cet eden qu’ils croient encore vivant mais dont le pathétique ridicule m’a éloignée d’eux ? Dois-je continuer à courir après un paradis qui n’est pas le mien ?
Dois-je continuer à nier la vérité, ma vérité ?
Ces récits les arracheront peut-être aux rêves d’un monde coincé entre Tunis et Paris. Et moi, j’espère, un jour, être une femme qui invente son histoire, son pays, une terre nouvelle.
Ces nouvelles mettent l’accent avec humour et auto-dérision sur les ravages d’un exil « par procuration » à travers le regard averti de l’enfant qu’elle fut.
Rouge Harissa (Editions David Reinharc) editionsdavidreinharc@yahoo.fr
JELLEL GASTELI
Né en 1985 à Tunis (de parents de Nabeul), Jellel Gasteli vit et travaille à Paris. Il expose régulièrement son travail en France et à l’étranger tout en poursuivant ses projets artistiques sur la Tunisie et l’Afrique.
Diplômé de l’Ecole Nationale de la Photographie en 1985 Lauréat du Prix Villa Médicis hors les murs du ministère français des Affaires étrangères en 1993, du Grand Prix du ministère tunisien de la Culture pour la Photographie en 1997, son travail fait régulièrement l'objet d'expositions et se trouve dans plusieurs collections publiques telles que celles de l'Institut du monde arabe, du Fonds national d'art contemporain, de la Maison européenne de la photographie (Paris), du Fonds d'art contemporain du Ministère tunisien de la culture, de la Fondation italienne de la photographie et du Solomon R. Guggenheim museum de New York.
Il a notamment publié Tanger Vues choisies avec des textes de Paul Bowles, En Tunisie, avec des textes de Abdelwahab Meddeb et d'Albert Memmi ainsi que Série Blanche, aux Editions Eric Koehler.
Parmi ses œuvres
Impressions d'Afrique du Nord (Revue Noire, 1998)
La géométrie des ombres et lumières des murs tunisiens (livre conçu avec Laziz Hamani, Lara Baladi, Nabil Boutros, Yto Barrada (photos), Jellel Gasteli (photos) et Nabil Naoum (textes).
par Armelle Godeluck
Lire, mars 1999
Cinq photographes. Nés à Beyrouth, à Tunis, au Caire ou à Champigny-sur-Marne, ils vivent aujourd'hui à Paris. Laziz Hamani a photographié le village de son père en Kabylie. Jellel Gasteli a capté la géométrie des ombres et lumières des murs tunisiens (Série blanche, 1991 ci-contre). En Egypte, Lara Baladi a pénétré dans les intérieurs coptes et Nabil Boutros a vu les nuits animées du Caire. En Israël et au Maroc Yto Barrada a saisi la tension des corps... Des images intenses.
Tanger, vues choisies (Éric Koehler / Sand, 1991)
Texte de Paul Bowles et Photos de Jellel Gasteli
En Tunisie
TUNISIE ENTRE CIEL ET TERRE
Photos de JELLEL GASTELI Texte de FREDERIC MITERRAND
Située en plein coeur de la Méditerranée entre Orient et Occident, la Tunisie est une terre de contrastes. Jellel Gasteli a su mettre en valeur son immense diversité en l'explorant d'en haut et en panoramique : arènes, amphithéâtres, forteresses enfouies et colonnes à l'abandon côtoient de féeriques côtes ciselées dans la mer turquoise, un train perdu dans de vastes étendues arides, des villages blanchis à la chaux ou encore de miraculeuses oasis verdoyantes. Mer, montagne, steppe, désert, ce livre nous montre les autres visages, souvent inattendus, de sites tels que Tunis, Dougga, Sfax, Djerba, Tozeur ou Kairouan. Autant de lieux et paysages réputés ou méconnus que Frédéric Mitterrand - amoureux inconditionnel de la Tunisie - commente dans un texte personnel et poétique. Cet ouvrage surprendra les plus blasés comme il séduira les passionnés d'un pays d'une richesse insoupçonnée, à l'histoire millénaire. Une terre gorgée de soleil et de vie, tout près de nous.
BALACE BOUNEL
Auteur : Marco Koskas
Éditions : Presses Pocket
Format : 18 x 11 cm
Pages : 218
Qui se souvient de Bonan, le colporteur qui vendait par trois les chaussures 'made in France '... De victor, l'enfant fugueur aux cheveux rouges qui criait les nouvelles et gardait en sa mémoire plus de souvenirs qu'un vieillard ?... Qui se souvient de Maia, la septième fille de Bonan, qui buvait comme un homme, jurait et auditionnait ses prétendants ? ... Qui se souvient du Balace Bounel, la première maison à étage? ...