Chanson des années 1943/1945

 

L'occupation allemande a laissé des histoires, des anecdotes, des chansons, des souvenirs, plutôt mauvai, les nabeuliens qui ont cette particularité: prendre toujours les choses du bon côté, rire de tout, démystifier tout afin que la vie se passe le mieux possible malgré ses aléas.

 

On se souvient des pas des allemands avec leurs lourds brodequins "heïdi, Heîdo, haîda...."

Les anglais, leur arrivée, les chwing gums, les chemises des bébés confectionnées dans le tissu des parachutes de soie beige,

Les histoires de coeurs entre les belles jeunes filles nabeuliennes et les soldats...

Les brassards et l'étoile jaune,

Les familles juives qui cachaient leurs biens chez leurs voisins musulmans,

Les justes qui ont cachés des juifs,

Les jeunes adolescents obligés de travailler pour les allemands,

d'où cette chanson:

Téhmouni, téhmouni

Khrojt nessri chmid li omi

Cheddouni

Khobz ou bssal ouéklouni

Min el Kâ3a rakdouni

Fil rafle cheddouni

Fi hammamet 3âmlou kantra

Kol Ihoudi fi Yéddou hazra

Ou kol ouakte yè hassra

Hattè min el bébouches krondè finé

Yesser aliné, yé rabbi sabbarné

Commentaire (1)

1. Edith Haddad Shaked Le 25/06/2009 à 23:59

Je me rappelle de chansons sur l'occupation allemande que j'ai appris quand j'etais en colonie de vacances a La Marsa:

La Chanson des Marais (Deportes)

I learned the songs at the Jewish summer camp La Marsa, in the 60s. I was told that La Chanson des Marais (Deportes) was created in Auschwitz; the last strophe was added; it was also sung ata Drancy, one year after France’s liberation.


La Chanson des Marais (Deportes)

Loin, vers l'infini s'étendent
Les grands près marécageux.
Pas un seul oiseau ne chante,
Dans les arbres secs et creux.
O terre de détresse !
Ou nous devons sans cesse piocher, piocher!

Dans ce camp morne et sauvage,
Entouré de murs de fer.
Il nous semble vivre en cage,
Au milieu d'un grand désert.
O terre de détresse!
Ou nous devons sans cesse piocher, piocher !

Bruit des pas et bruit des armes,
Sentinelles jour et nuit.
Et du sang, des cris des larmes,
La mort pour celui qui fuit.
O terre de détresse!
Ou nous devons sans cesse piocher, piocher!

Mais un jour dans notre vie,
Le printemps refleurira,
Libre alors ô ma Patrie!
Je dirai tu es à moi.
O terre enfin libre!
Ou nous pourrons revivre, aimer!
O terre enfin libre!
Ou nous pourrons revivre, aimer, aimer!


La neige tombe au seuil d1une synagogue


La neige tombe au seuil d’une synagogue (eglise)
La où est assise une enfant d’Israel (word also was changed, and them I don1t remember)
Elle reste la, malgre le froid la bise
Elle reste la, malgre la fin du jour

Vint à passer une petite troupe
Elle reconnut l’uniforme allemand
Elle refusa l’aumone qu1on lui offre
A l’ennemi, repondit fièrement:

Gardez vos offres, je garde mes souffrances
Soldats prussiens, passez votre chemin
Car moi je suis une enfant d’Israel
A l’ennemi, je ne tends pas la main.

Vous avez pris l’Alsace et la Lorraine
Vous avez pris l’Italie et ses plaines
Vous avez pris les pays etrangers
Vous avez pris, Germanie (sic) et ses plaines
Mais notre coeur vous ne l’aurez jamais
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Dernière mise à jour de cette page le 28/12/2008